Le pays de Nokia, du sauna et des cent mille lacs est aussi connu pour avoir des valeurs qu’on retrouve rarement ailleurs que chez les pays scandinaves. Ces qualités sont entre autre: l’égalité significative entre les gens devant la loi, le respect de la nature et de l’environnement, l’amour du  travail bien fait, le principe de la  formation continue dans la vie, le bien-être social et la quasi inexistence de la corruption.

 La communauté algérienne de Finlande est l’une des plus petites par son nombre puisqu’elle est estimée à un peu plus d’un millier d’individus sur 143 256 (2,7%) d’ étrangers que comptait le pays à la fin de l’année 2008. La population totale de la Finlande  est de 5 183 058 de personnes (31.12.2008). En fait, en plus de son éloignement géographique, de son hiver rude et long, la Finlande n’attire pas beaucoup d’étrangers du fait de son marché de travail limité et de sa langue (le finnois) très difficile à apprendre.

Cependant, la présence des algériens en Finlande peut être observé à travers deux périodes historiques qu’a traversé ce pays: Avant et après la chute de l’Union Soviétique en 1991. Jusqu’à cette date là, la Finlande était un pays moins ouvert à l’étranger et avait des relations particulières avec son voisin russe, c’était la période de la ”Finlandisation”. Á cette époque là, la majorité des algériens installés en Finlande étaient tous établies pour des raisons familiales à travers les mariages mixtes entre algériens et finlandaises. Après 1991, arrivent d’autres catégories d’algériens, spécialement ceux qui  avaient fui les problèmes d’insécurités en Algérie: Certains d’entre eux faisaient parties des familles mixtes qui vivaient jusqu’alors en Algérie, et d’autres venaient en Finlande pour demander refuge ou droit d’asile pour raisons humanitaires.

Plus récemment, la communauté algérienne s’est agrandie par l’arrivée d’autres algériens, cette fois-ci de sexe féminin et cela dans le cadre du droit au regroupement familial.

Actuellement, un nombre important d’algériens issu de l’émigration ne cesse de s’agrandir. Même s’ils arrivent à bien s’intégrer dans la société finlandaise, il en est pas moins important pour eux qu’ils puissent avoir la possibilité de maintenir et d’approfondir le lien culturel et linguistique avec leur pays d’origine. Bien que, et conformément à la loi finlandaise, tout enfant a le droit à 2 h/semaine à l’enseignement de sa langue maternelle, il n’empêche que ces jeunes auraient besoins de plus de possibilités et de moyens pour mieux connaître le pays de leurs parents.

 Notre association se fixe comme objectif, entre autre, de chercher toutes les possibilités nécessaires pour subvenir aux besoins de cette catégorie d’algériens.